Comment un consultant en financement de l’innovation aide un Chief Digital Officer à financer la transformation digitale : cartographie des projets, choix des dispositifs, gouvernance et pilotage du financement de l’innovation.
Comment un consultant en financement de l’innovation peut accélérer votre transformation digitale

Pourquoi le financement de l’innovation devient un enjeu stratégique pour le chief digital officer

Le financement de l’innovation, nouveau levier de la stratégie digitale

Pour un chief digital officer, l’innovation n’est plus seulement une question de technologies ou de projets digitaux. Elle est devenue un sujet de financement à part entière, avec un impact direct sur la capacité de l’entreprise à exécuter sa strategie et à tenir son ambition de transformation.

Les dispositifs de financement innovation se sont multipliés : crédit d’impôt recherche(CIR), crédit d’impôt innovation (CII), subventions nationales ou européennes, appels à projets sectoriels, aides régionales, dispositifs spécifiques pour les activites de R&D… Pour une entreprise, ces financements représentent souvent plusieurs centaines de milliers d’euros potentiels par an, parfois davantage.

Le problème, c’est que ces opportunites de financement des projets innovants restent sous exploitées, faute de temps, de compétences internes ou de coordination entre les équipes digitales, la R&D, la finance et la fiscalité. C’est précisément là qu’un consultant en financement de l’innovation peut devenir un allié stratégique du CDO.

Pourquoi le CDO ne peut plus ignorer le crédit d’impôt et les subventions

Dans beaucoup d’entreprises, le credit impot recherche (CIR) et les autres credits d’impot sont pilotés par la direction financière ou la direction fiscale, parfois avec l’appui d’un cabinet de conseil spécialisé. Le chief digital officer est peu ou pas associé, alors même qu’une partie significative des projets innovation et des activites de R&D se trouvent dans son périmètre.

Conséquence directe : des projets innovants éligibles ne sont pas déclarés, des dépenses sont mal qualifiées, des dossiers sont incomplets. L’entreprise perd des chances de succès sur les appels à projets et réduit sa capacité à financer de nouveaux cas d’usage data, IA, automatisation ou modernisation de l’IT.

En intégrant le financement innovation dans son management de l’innovation, le CDO peut :

  • Securiser le budget de ses programmes digitaux en s’appuyant sur les dispositifs de financement existants (CIR CII, subventions, financements projets) ;
  • Accélérer le déploiement de la feuille de route digitale sans dépendre uniquement du budget opérationnel ;
  • Renforcer la crédibilité de la fonction digitale auprès de la direction générale en démontrant un impact financier concret ;
  • Mieux prioriser les projets en intégrant le potentiel de financement dans l’arbitrage.

Pour y parvenir, l’appui d’un consultant financement ou d’un consultant senior spécialisé dans le metier de consultant en financement de l’innovation devient un atout clé, notamment dans les environnements complexes ou multi pays, ou dans les écosystèmes très denses comme Paris et les grandes métropoles.

Le rôle stratégique de l’expert en financement de l’innovation aux côtés du CDO

Un consultant en financement de l’innovation ne se contente pas de remplir des formulaires de credit d’impot. Son rôle, lorsqu’il travaille en proximité avec un chief digital officer, est beaucoup plus stratégique :

  • Identifier, dans le portefeuille de projets digitaux, ceux qui relèvent réellement d’activites de R&D ou d’innovation éligibles aux dispositifs de financement ;
  • Traduire les enjeux techniques (data, IA, cloud, cybersécurité, plateformes, intranet, etc.) dans le langage attendu par l’administration fiscale et les organismes de subventions ;
  • Structurer la constitution des dossiers pour le CIR CII, les appels à projets et les autres financements projets ;
  • Aider à securiser les montants déclarés en cas de contrôle, en alignant documentation technique, preuves de recherche et justification des dépenses ;
  • Conseiller le CDO sur les strategies de phasage des projets innovation pour maximiser les opportunites de financement.

Ce travail de conseil ne remplace pas la stratégie digitale de l’entreprise, il la renforce. Il permet de passer d’une logique où l’on subit les règles fiscales à une logique où l’on utilise intelligemment les dispositifs de financement comme un levier de la strategie d’innovation.

Un enjeu de compétitivité pour toutes les entreprises, pas seulement les scale ups

On associe souvent le financement de l’innovation aux start ups ou aux entreprises très technologiques. En réalité, toutes les entreprises engagées dans une transformation digitale profonde sont concernées : industrie, services, retail, santé, secteur public, etc.

Dès lors qu’il existe des projets innovants avec une part de recherche, d’expérimentation ou de développement technologique, il y a potentiellement matière à mobiliser le CIR CII, des subventions ou d’autres financements. Cela vaut pour un projet de plateforme data, un nouveau moteur de recommandation, un système de prévision basé sur l’IA, un intranet intelligent, un jumeau numérique, ou encore une refonte profonde des architectures IT.

Pour un CDO, ne pas intégrer ces leviers dans ses strategies, c’est accepter que d’autres entreprises, parfois concurrentes, financent une partie de leurs projets digitaux avec des ressources externes, tout en renforçant leur capacité d’investissement. À l’inverse, un CDO qui travaille main dans la main avec un expert du financement innovation peut transformer ce sujet en avantage compétitif durable.

Cette dimension financière doit ensuite être articulée avec le pilotage global de la transformation digitale et la priorisation des projets. Dans cette perspective, une démarche structurée d’optimisation du pilotage digital devient un complément naturel au travail du consultant en financement de l’innovation, pour s’assurer que chaque euro mobilisé sert réellement la vision stratégique de l’entreprise.

Cartographier vos projets digitaux sous l’angle innovation et financement

Passer d’une liste de projets à une véritable cartographie stratégique

Pour un chief digital officer, la plupart des feuilles de route sont déjà structurées par domaines : data, expérience client, ERP, cloud, cybersécurité, etc. Mais vues sous l’angle du financement de l’innovation, ces mêmes projets n’offrent pas du tout les mêmes opportunités. L’enjeu est de construire une cartographie qui ne se limite pas à l’IT ou au business, mais qui croise :
  • le niveau d’innovation réelle des projets innovants ;
  • leur potentiel d’éligibilité aux dispositifs de financement innovation (CIR, CII, subventions, appels à projets) ;
  • leur maturité (idée, POC, pilote, déploiement) ;
  • leur impact sur la strategie digitale globale de l’entreprise.
Un consultant financement expérimenté va vous aider à traduire votre portefeuille de projets digitaux dans le langage des dispositifs financement : activites R&D, verrous technologiques, incertitudes scientifiques, dépenses éligibles, etc. C’est souvent là que se fait la différence entre un simple inventaire et une cartographie exploitable pour securiser des financements projets.

Identifier les briques réellement éligibles au CIR CII et aux subventions

Tous vos projets innovation ne relèvent pas de la recherche au sens du credit impot recherche. Un nouvel intranet, une refonte UX ou un déploiement d’outils collaboratifs ne sont pas automatiquement des activites R&D, même si la valeur business est forte. Le metier consultant en financement consiste justement à :
  • distinguer ce qui relève de la R&D, de l’innovation au sens CII, ou de la simple mise en œuvre technologique ;
  • isoler, dans un projet global, les lots ou modules qui portent un vrai risque technologique ou scientifique ;
  • qualifier les briques techniques qui peuvent entrer dans un dossier de credit impot ou dans un appel a projets ;
  • repérer les projets innovation qui peuvent prétendre à des subventions spécifiques (IA, cybersécurité, industrie 4.0, green IT, etc.).
Concrètement, un consultant senior va passer en revue vos projets digitaux avec vos équipes : product owners, responsables data, DSI, responsables métiers. Il va poser des questions très opérationnelles :
  • Qu’est ce qui est vraiment nouveau par rapport à l’état de l’art du marché ?
  • Quelles incertitudes techniques avez vous rencontrées ?
  • Quelles expérimentations, prototypes, tests ont été nécessaires ?
  • Quelles compétences de recherche ou d’ingénierie ont été mobilisées ?
Cette analyse fine permet de transformer un portefeuille de projets digitaux en portefeuille de financements potentiels, sans surévaluer artificiellement le caractère R&D, ce qui est essentiel pour rester crédible vis à vis de l’administration fiscale sur le CIR CII.

Structurer la cartographie autour de quelques catégories simples

Pour rester lisible au niveau de la direction, la cartographie doit être simple. Une bonne pratique consiste à classer chaque projet selon trois axes principaux :
Axe Questions clés Utilité pour le CDO
Innovation strategie Le projet est il différenciant pour l’entreprise ? Apporte t il un avantage concurrentiel durable ? Arbitrer les priorités et aligner la strategie digitale avec les projets innovation à plus forte valeur.
Eligibilité financement Le projet comporte t il des activites R&D ? Est il éligible au credit impot recherche, au CII, à des subventions ou appels projets ? Identifier les opportunites financement et maximiser les financements projets sans multiplier les dossiers inutiles.
Maturité et calendrier Le projet est il en phase d’étude, de POC, de pilote ou de déploiement ? Quel est le calendrier prévisionnel ? Planifier la constitution dossiers et synchroniser les demandes de financements avec les jalons projets.
Un cabinet conseil spécialisé peut vous proposer un référentiel simple, adapté à votre contexte (industrie, services, secteur public, scale up digitale, etc.), et le déployer dans vos outils de management innovation et de pilotage de portefeuille.

Connecter la cartographie aux enjeux fiscaux et au credit impot recherche

Pour un CDO, la dimension fiscale n’est pas toujours naturelle. Pourtant, le credit impot recherche et le credit impot innovation peuvent représenter des montants significatifs, en particulier pour des entreprises fortement engagées dans la transformation digitale. Le consultant financement va donc :
  • relier chaque projet à un potentiel de credit, en distinguant bien CIR, CII et autres credits impot ;
  • identifier les centres de coûts concernés (DSI, équipes data, filiales, centres de services, parfois à Paris ou dans d’autres régions) ;
  • cartographier les risques fiscaux associés, pour securiser les montants déclarés ;
  • préparer, dès cette étape, les éléments qui serviront plus tard à la constitution dossiers (justificatifs techniques, livrables, preuves de recherche).
Cette approche évite de traiter le CIR CII comme un exercice purement comptable en fin d’année. Elle l’intègre au pilotage même des projets digitaux, ce qui renforce la crédibilité des dossiers en cas de contrôle.

Articuler la cartographie avec la presence digitale et les enjeux business

La transformation digitale ne se limite pas à la technologie ou à la R&D. Elle touche aussi la presence digitale de l’entreprise, son acquisition client, son marketing, son e commerce. Certains projets, comme l’optimisation SEO internationale, peuvent d’ailleurs comporter une part d’innovation significative. Dans ce contexte, il peut être utile de s’inspirer de démarches déjà éprouvées, par exemple celles décrites dans cet article sur la transformation de la presence digitale grâce à un consultant SEO international. La logique est similaire :
  • analyser en profondeur les projets digitaux existants ;
  • identifier les leviers d’innovation et de performance ;
  • prioriser les actions qui créent le plus de valeur business.
En intégrant cette dimension dans votre cartographie, vous évitez de cantonner le financement innovation aux seuls projets très techniques. Vous ouvrez le champ à des projets plus marketing ou data, dès lors qu’ils comportent une vraie démarche de recherche ou d’expérimentation.

Faire de la cartographie un outil de dialogue interne

Enfin, cette cartographie n’a de valeur que si elle devient un outil de dialogue entre :
  • la direction digitale et la DSI ;
  • les métiers porteurs de projets ;
  • la direction financière et la fiscalité ;
  • les équipes innovation et R&D.
Le consultant, par son role de conseil et d’expert, sert souvent de médiateur. Il traduit les contraintes des dispositifs financement en termes compréhensibles pour les équipes projets, et inversement, il valorise les realites terrain auprès de la finance et de la fiscalité. Au final, cette cartographie devient un support de décision pour :
  • arbitrer les priorités de la feuille de route digitale ;
  • allouer les ressources aux projets les plus porteurs en financements ;
  • préparer les étapes suivantes : alignement strategie digitale et dispositifs de financement, puis structuration de la gouvernance et industrialisation de la collecte des données.
C’est cette vision consolidée, partagée et argumentée qui donne au chief digital officer une vraie capacité d’influence sur les choix d’investissement de l’entreprise, tout en maximisant les chances succes de ses demandes de financements projets.

Aligner stratégie digitale, innovation et dispositifs de financement

Relier feuille de route digitale et dispositifs de financement

Pour un chief digital officer, le point de bascule, c’est le moment où la stratégie digitale n’est plus pensée uniquement en termes de technologies ou de cas d’usage, mais aussi en termes de financement de l’innovation. Autrement dit, chaque projet doit être regardé à la fois comme un levier business et comme une opportunité de financements : CIR, CII, subventions, appels à projets, aides régionales, etc.

C’est là que le consultant en financement devient un partenaire stratégique. Son rôle n’est pas seulement de monter des dossiers, mais d’aider à aligner innovation, financement et stratégie de l’entreprise. En pratique, cela signifie :

  • traduire la feuille de route digitale en projets innovants lisibles pour les dispositifs de financement ;
  • identifier les activités de R&D et d’innovation éligibles au crédit d’impôt recherche et au crédit d’impôt innovation ;
  • sécuriser la cohérence entre les objectifs business, les choix technologiques et les dispositifs de financement mobilisés.

Traduire la stratégie digitale en portefeuille de projets éligibles

Une même strategie digitale peut donner lieu à des projets innovation très différents : refonte d’architecture data, plateforme d’IA, automatisation de processus, nouveaux services digitaux, etc. Le consultant senior en financement innovation va aider à qualifier ces projets sous l’angle CIR CII, subventions et autres financements projets.

Concrètement, il va :

  • analyser les projets digitaux pour distinguer ce qui relève de la simple intégration technologique de ce qui constitue de vraies activités de R&D ou d’innovation ;
  • mettre en évidence les verrous scientifiques, techniques ou d’usage qui peuvent justifier un credit impot recherche ou un crédit d’impôt innovation ;
  • proposer une segmentation du portefeuille en fonction des opportunités de financement : CIR, CII, subventions, appels à projets, dispositifs sectoriels, programmes européens, etc.

Cette traduction est essentielle pour sécuriser les choix d’investissement et maximiser les chances de succès des demandes de financement. Elle permet aussi de prioriser les projets en tenant compte non seulement du ROI business, mais aussi du potentiel de credits impot et d’aides publiques.

Articuler management de l’innovation et pilotage financier

Aligner innovation strategie et financement, ce n’est pas seulement cocher des cases dans un dossier. C’est organiser le management de l’innovation pour que les décisions digitales intègrent, dès l’amont, la dimension financements. Le metier de consultant en financement consiste alors à travailler main dans la main avec :

  • la direction digitale, pour intégrer les critères d’éligibilité CIR CII dans la conception des projets innovants ;
  • la finance, pour anticiper l’impact des credits impot sur le budget et le P&L ;
  • les équipes innovation et IT, pour structurer les activites R&D et la documentation associée ;
  • le cabinet de conseil ou le consultant financement externe, qui apporte l’expertise réglementaire et sectorielle.

Dans certaines entreprises, notamment à Paris et dans les grands hubs technologiques, cette articulation passe aussi par la mise en place d’outils de pilotage communs. Un tableau de bord digital enrichi par l’intelligence artificielle peut par exemple suivre, pour chaque projet :

  • les jalons d’innovation et de R&D ;
  • les coûts éligibles au impot recherche et au CII ;
  • l’état d’avancement des appels à projets et des demandes de subventions ;
  • les impacts prévisionnels en termes de impot et de trésorerie.

Sécuriser la conformité tout en restant aligné sur la vision

Le risque, pour un CDO, serait de laisser la logique de financement dicter la strategie digitale. L’enjeu est inverse : utiliser les dispositifs de financement comme un accélérateur, sans dévier de la vision. Le consultant en conseil et financement joue ici un rôle de garde fou.

Son apport clé :

  • garantir que les dossiers de financement innovation reflètent fidèlement la réalité des projets digitaux et des activites R&D ;
  • veiller à la cohérence entre ce qui est déclaré au titre du credit impot recherche ou du CII et ce qui est réellement piloté dans les équipes ;
  • anticiper les contrôles et sécuriser la documentation pour limiter les risques de redressement d’impot ;
  • adapter les strategies de financements projets en fonction de l’évolution des textes et des pratiques d’administration.

En alignant ainsi strategie digitale, innovation et financement, le chief digital officer transforme les projets innovation en un véritable levier de création de valeur, tout en renforçant la crédibilité de l’entreprise vis à vis des organismes publics et des partenaires financiers.

Structurer la gouvernance interne autour du financement de l’innovation

Clarifier les rôles autour du financement de l’innovation

Pour un chief digital officer, la première étape consiste à clarifier qui fait quoi dans l’entreprise sur le financement de l’innovation. Tant que les responsabilités restent diffuses, les dispositifs de financement sont sous utilisés, les projets innovants mal priorisés et les dossiers de crédit impot recherche (CIR) ou de subventions fragiles.

Une gouvernance efficace repose sur un schéma simple, explicite et partagé. Dans la pratique, cela revient à organiser les rôles autour de quelques pôles clés :

  • Direction digitale : porte la strategie de transformation, identifie les projets digitaux à fort contenu d’innovation et arbitre les priorités.
  • Direction financière et fiscale : sécuriser le traitement comptable et fiscal des financements, du credit impot recherche, du CII et des autres dispositifs de financement.
  • Direction R&D ou innovation : qualifie les activites R&D, structure les livrables techniques et la documentation utile à la constitution dossiers.
  • Cabinet conseil ou consultant financement innovation : apporte l’expertise sur les dispositifs financement, les appels projets, les subventions et les bonnes pratiques de montage.
  • Direction juridique et conformité : contrôle les risques, la conformité des contrats et la gestion des données sensibles.

Le consultant senior en financement, qu’il soit interne ou issu d’un cabinet conseil, joue un rôle de chef d’orchestre fonctionnel. Il traduit la strategie digitale en opportunites financement concrètes, challenge les équipes sur le caractère innovant des projets et aide à sécuriser les financements projets sur la durée.

Mettre en place un comité de pilotage dédié au financement de l’innovation

Pour passer d’une logique opportuniste à une logique de portefeuille, la création d’un comité de pilotage dédié au financement innovation est un levier puissant. Ce comité réunit les parties prenantes clés et donne de la visibilité au top management sur les projets innovation et les financements associés.

Concrètement, ce comité peut se réunir tous les trimestres, avec un rythme plus soutenu lors des périodes critiques (appels projets, clôture fiscale, dépôts de dossiers CIR CII, etc.). Ses missions principales :

  • Arbitrer les projets : sélectionner les projets innovants à présenter aux dispositifs de financement, en cohérence avec la strategie globale de l’entreprise.
  • Suivre les financements : piloter l’avancement des financements projets, des demandes de subventions et des dossiers de credit impot.
  • Gérer les risques : identifier les points de fragilité des dossiers, anticiper les contrôles sur l’impot recherche et ajuster la documentation.
  • Aligner les équipes : s’assurer que les équipes digitales, R&D, finance et le consultant avancent avec une vision commune.

Dans certaines entreprises, ce comité est rattaché à un comité d’investissement ou à une instance de management innovation plus large. L’important est que le financement de l’innovation ne soit plus traité en marge des décisions stratégiques, mais comme un levier structurant de la transformation digitale.

Formaliser des processus et des règles de décision

Une gouvernance solide repose sur des processus clairs. Sans cela, même un excellent consultant en financement ou un expert R&D aura du mal à transformer les opportunites financement en résultats concrets. L’objectif n’est pas de créer une usine à gaz, mais de définir quelques règles simples, documentées et partagées.

Quelques éléments à formaliser :

  • Critères d’éligibilité des projets innovation aux différents dispositifs (CIR, CII, subventions, appels projets régionaux, nationaux ou européens).
  • Workflow de validation pour tout nouveau projet : qui valide le caractère innovant, qui valide l’engagement de ressources, qui valide la stratégie de financement.
  • Règles de priorisation : comment arbitrer entre plusieurs projets digitaux concurrents, en tenant compte du potentiel de financement et des chances succes.
  • Calendrier de référence : dates clés pour les appels projets, échéances fiscales pour le credit impot recherche, jalons internes pour la collecte des données.

Le metier consultant en financement peut ici apporter des modèles de processus éprouvés, adaptés à la taille de l’entreprise, à son secteur et à sa maturité digitale. Pour un CDO, c’est un moyen de fiabiliser les décisions tout en gardant de la souplesse sur les projets digitaux les plus stratégiques.

Articuler gouvernance digitale, R&D et fiscalité

La difficulté majeure, dans beaucoup d’entreprises, vient du cloisonnement entre les équipes digitales, les équipes de recherche et les équipes financières. Or, les dispositifs de financement exigent une articulation fine entre strategie d’innovation, activites R&D et traitement fiscal du credit impot.

Une gouvernance efficace cherche donc à :

  • Relier les roadmaps digitales aux feuilles de route R&D, pour identifier les zones de convergence où les projets digitaux peuvent être qualifiés en activites R&D.
  • Impliquer tôt la finance dans la définition des projets, afin d’anticiper les impacts sur l’impot, le cash et les indicateurs de performance.
  • Donner au consultant financement un accès direct aux responsables de projets et aux experts techniques, pour fiabiliser la qualification des travaux.

Dans un groupe avec plusieurs sites ou filiales, parfois répartis entre différentes régions ou pays (par exemple un siège à Paris et des centres R&D en région), cette articulation doit être pensée à l’échelle de l’organisation. Le cabinet conseil ou le consultant senior peut aider à harmoniser les pratiques et à éviter les approches divergentes qui fragilisent les dossiers.

Intégrer le financement de l’innovation dans le management de la performance

Enfin, la gouvernance ne se limite pas à des comités et des processus. Elle doit aussi se traduire dans le pilotage quotidien de la transformation digitale. Pour un chief digital officer, cela signifie intégrer le financement innovation dans les indicateurs de performance et dans le management innovation.

Quelques pistes concrètes :

  • Suivre, pour chaque projet, le ratio entre budget engagé et financements obtenus (CIR, CII, subventions, autres credits impot).
  • Mesurer la part des projets digitaux qualifiés en projets innovation éligibles à des dispositifs financement.
  • Inclure des objectifs liés à la sécurisation des financements dans les objectifs des responsables de projet.
  • Mettre en place des revues régulières avec le consultant ou le cabinet conseil pour ajuster les strategies de financement.

En intégrant ces dimensions dans le pilotage, l’entreprise renforce la crédibilité de sa strategie digitale auprès de la direction générale et des investisseurs. Le financement de l’innovation n’est plus perçu comme un bonus fiscal ponctuel, mais comme un levier structurant qui augmente la capacité d’investissement, sécuriser les trajectoires de transformation et soutenir durablement les projets digitaux les plus ambitieux.

Industrialiser la collecte des données et la conformité des dossiers

Mettre en place un socle de données fiable pour le financement de l’innovation

Sans données fiables, même la meilleure strategie de financement innovation reste théorique. Pour un chief digital officer, l’enjeu est de transformer la collecte d’informations en un processus industrialisé, répétable et sécurisé, au service des projets innovants et des dispositifs financement comme le CIR CII, les subventions ou les appels projets.

Un consultant financement expérimenté commence généralement par cartographier les sources de données existantes dans l’entreprise : outils de gestion de projets, ERP, CRM, solutions RH, outils de ticketing, plateformes de recherche et de management innovation. L’objectif est de relier ces briques pour suivre de façon continue les activites r&d, les temps passés, les coûts, les livrables et les jalons clés des projets innovation.

Concrètement, cela suppose de définir un modèle de données commun entre les équipes digitales, finance, r&d et contrôle de gestion. Ce modèle doit permettre de distinguer clairement ce qui relève des projets innovants éligibles au credit impot recherche ou au credit impot innovation, et ce qui relève des activités courantes. C’est souvent là que l’expert en financement apporte une vraie valeur : il traduit les critères techniques des dispositifs financement en règles opérationnelles compréhensibles par les équipes projets.

Standardiser les preuves et les pièces justificatives dès le lancement des projets

La plupart des entreprises se retrouvent en difficulté au moment de constituer les dossiers de financement, non pas par manque d’innovation, mais par manque de traçabilité. Pour securiser les financements projets, il faut intégrer la logique de preuve dès le démarrage de chaque projet.

Avec un consultant senior spécialisé en financement innovation, vous pouvez définir un référentiel de pièces à collecter systématiquement pour chaque projet :

  • Descriptions fonctionnelles et techniques des projets innovants, avec mise en avant des verrous technologiques et des incertitudes scientifiques ou techniques.
  • Comptes rendus de réunions, décisions de go / no go, arbitrages de management innovation.
  • Journaux de temps et imputations des équipes r&d, produit, data, IT, design.
  • Preuves de tests, prototypes, POC, itérations, résultats d’essais et de recherche.
  • Contrats, factures et livrables des prestataires impliqués dans les activites r&d.

Ces éléments, souvent dispersés dans différents outils, doivent être structurés dans un espace unique, idéalement intégré à vos outils de pilotage digital et de gestion de projets. Le metier consultant consiste alors à transformer ces exigences réglementaires en pratiques simples pour les équipes : modèles de comptes rendus, checklists, templates de description de projet, règles de nommage des documents.

Automatiser la collecte et le rapprochement des données clés

Pour un chief digital officer, industrialiser signifie automatiser au maximum. L’objectif n’est pas de rajouter une couche de reporting, mais de s’appuyer sur les flux de données existants pour alimenter automatiquement les dossiers de financement.

Quelques leviers concrets, souvent mis en place avec l’appui d’un cabinet conseil spécialisé :

  • Connecteurs entre l’outil de gestion de projets et l’outil de suivi des temps pour tracer les charges r&d par projet, par personne, par période.
  • Règles d’affectation automatique des coûts (salaires, prestations, licences, matériel) aux projets innovation éligibles, avec validation par la finance.
  • Workflows de validation pour qualifier un projet comme éligible CIR CII, avec l’avis croisé des équipes techniques, finance et du consultant.
  • Tableaux de bord dédiés au financement, permettant de suivre en temps réel le potentiel de credit impot, les subventions en cours et les appels projets ciblés.

Dans les entreprises les plus matures, ces automatisations permettent de produire une première version des dossiers de credit impot recherche ou de credits impot innovation quasi en continu, sans attendre la clôture comptable. Le consultant financement intervient alors davantage comme expert de revue et de securisation que comme producteur manuel de dossiers.

Renforcer la conformité et la traçabilité pour sécuriser les contrôles

Industrialiser la collecte des données, c’est aussi anticiper les contrôles potentiels de l’administration fiscale sur le credit impot ou l’impot recherche. Pour un CDO, cela implique de travailler étroitement avec la direction fiscale et la direction juridique afin de garantir que les systèmes d’information conservent les bonnes preuves, au bon format, pendant la bonne durée.

Un consultant en financement de l’innovation va généralement recommander :

  • Une politique d’archivage claire des documents liés aux projets r&d et aux financements projets.
  • Des règles de traçabilité des modifications sur les données sensibles (temps, coûts, périmètre des projets).
  • Des procédures de revue régulière des dossiers en cours, pour corriger les écarts avant la déclaration d’impot.
  • Des audits internes périodiques, menés avec le cabinet conseil, pour tester la robustesse des preuves en cas de contrôle.

Cette approche renforce la crédibilité de l’entreprise vis à vis des administrations et des organismes de subventions, ce qui augmente mécaniquement les chances succes des demandes de financements. Elle contribue aussi à professionnaliser le management innovation, en imposant une discipline de documentation qui profite à l’ensemble des projets digitaux.

Faire évoluer les outils et les pratiques au rythme de la strategie d’innovation

Industrialiser ne signifie pas figer. Les dispositifs financement évoluent régulièrement, tout comme la strategie digitale et les priorités d’innovation strategie de l’entreprise. Le rôle du chief digital officer est de s’assurer que les outils, les workflows et les référentiels de données restent alignés avec ces évolutions.

Dans cette logique, le consultant senior devient un partenaire de long terme, capable de :

  • Mettre à jour les règles d’éligibilité dans les outils au fil des changements réglementaires sur le CIR CII, le credit impot ou les subventions.
  • Adapter les modèles de dossiers et les checklists aux nouveaux appels projets ciblés par l’entreprise, en France ou à l’international.
  • Former régulièrement les équipes projets et les managers au metier consultant en financement, pour diffuser une culture commune de la preuve et de la conformité.
  • Proposer des évolutions d’architecture data ou d’outillage quand la volumétrie des projets innovation augmente.

Pour un CDO, cette démarche permet de transformer le financement de l’innovation en véritable levier de pilotage : les données collectées pour les dossiers deviennent une source d’insights sur la performance des projets, la répartition des activites r&d, l’efficacité des strategies d’investissement et la capacité de l’entreprise à capter les opportunites financement disponibles, à Paris comme dans d’autres écosystèmes.

Au final, une collecte de données industrialisée et une constitution dossiers maîtrisée ne sont pas seulement un sujet de conformité. C’est un actif stratégique qui renforce la capacité de l’entreprise à financer durablement sa transformation digitale, en s’appuyant sur des financements publics et privés sécurisés et alignés avec sa strategie d’innovation.

Mesurer l’impact du consultant en financement de l’innovation sur la transformation digitale

Définir des indicateurs concrets et actionnables

Pour un chief digital officer, la première question est simple : comment prouver que le recours à un consultant en financement de l’innovation crée de la valeur, au delà du seul montant de crédit d’impot ou de subventions obtenus ?

La réponse passe par un cadre de mesure clair, partagé avec la direction financière, la DSI, les métiers et parfois la direction de la recherche. Quelques indicateurs simples permettent déjà de piloter l’impact sur vos projets innovants :

  • Montants de financements obtenus (crédit impot recherche, CIR CII, subventions, appels à projets) rapportés au budget global de vos projets digitaux
  • Taux de succès des dossiers déposés sur les dispositifs de financement ciblés
  • Réduction du time to market des projets innovation grâce aux ressources supplémentaires sécurisées
  • Part des activites R&D et des projets innovation réellement valorisées dans les dispositifs de financement
  • Coût interne de constitution des dossiers avant et après l’intervention du consultant financement

Ces indicateurs doivent être intégrés dans vos tableaux de bord de management innovation et de transformation digitale, au même titre que les KPI produits, data ou IT. L’objectif n’est pas de suivre uniquement le financement, mais de montrer en quoi il accélère la strategie digitale globale de l’entreprise.

Évaluer la contribution au portefeuille de projets digitaux

Le consultant senior en financement innovation ne se limite pas à optimiser un crédit d’impot ou un dossier de subventions. Son rôle est d’augmenter les chances de succes de l’ensemble de vos financements projets, en cohérence avec la strategie et la feuille de route digitale.

Pour mesurer cette contribution, il est utile de regarder l’impact sur votre portefeuille de projets :

  • Nombre de projets innovants rendus possibles grâce aux financements obtenus (nouveaux cas d’usage data, IA, plateformes, outils métiers, etc.)
  • Projets sauvés ou accélérés alors qu’ils étaient initialement gelés ou sous financés
  • Capacité à mutualiser les dispositifs de financement (CIR CII, subventions, appels à projets) sur un même projet pour maximiser l’effet de levier
  • Alignement entre projets financés et innovation strategie de l’entreprise, pour éviter l’effet d’aubaine ou les projets opportunistes sans impact business

Dans les entreprises multi sites ou multi pays, cette analyse permet aussi de comparer les performances entre entités et de diffuser les bonnes pratiques de financement de l’innovation, que le consultant soit basé à Paris ou ailleurs.

Mesurer la sécurisation des dispositifs de financement

Un des apports les plus sous estimés du cabinet conseil en financement est la capacité à securiser les dispositifs financement dans la durée. Pour un CDO, cela se traduit par une réduction du risque fiscal, juridique et opérationnel autour des credits impot et des subventions.

Quelques signaux concrets à suivre :

  • Diminution des redressements ou contestations liés au crédit impot recherche ou aux autres dispositifs
  • Qualité et complétude des dossiers (traçabilité des activites R&D, preuves techniques, justification des temps passés, cohérence des budgets)
  • Capacité à répondre rapidement aux demandes d’information de l’administration grâce à une constitution dossiers mieux industrialisée
  • Stabilité des pratiques malgré le turnover des équipes internes ou l’évolution des projets digitaux

Cette sécurisation est un élément clé de la crédibilité du CDO auprès de la direction générale : elle montre que l’innovation et le financement sont gérés avec le même niveau d’exigence que les autres sujets financiers de l’entreprise.

Apprécier l’effet sur la maturité interne et les compétences

Au delà des montants de financements, un bon consultant en financement de l’innovation laisse l’entreprise plus autonome et plus mature. C’est un point souvent oublié dans l’évaluation, alors qu’il conditionne la performance à moyen terme.

Vous pouvez par exemple mesurer :

  • Montée en compétence des équipes (DSI, produit, finance, innovation) sur les dispositifs de financement et les critères d’éligibilité
  • Intégration du financement innovation dans les processus de management innovation et de priorisation des projets
  • Qualité de la collaboration entre les métiers, la finance, la recherche et le consultant, notamment lors de la préparation des dossiers CIR CII
  • Capacité à identifier en continu de nouvelles opportunites financement sans dépendre totalement du cabinet conseil

Un expert efficace ne se contente pas de produire des dossiers : il aide à structurer une culture projet orientée innovation et financement, où chaque nouveau projet digital est spontanément évalué sous l’angle des financements possibles.

Relier l’impact financier aux résultats business de la transformation digitale

Enfin, pour convaincre durablement la direction générale, il est essentiel de relier l’impact du consultant financement aux résultats business de la transformation digitale. Cela suppose de croiser les données de financements avec les indicateurs de performance des projets digitaux.

Quelques axes d’analyse utiles :

  • Effet de levier global : pour 1 euro de conseil, combien d’euros de financements projets obtenus, et quel impact sur le chiffre d’affaires, les économies de coûts ou la qualité de service ?
  • Contribution aux objectifs stratégiques : part des projets financés qui adressent directement les priorités de l’entreprise (expérience client, data, automatisation, nouveaux services, etc.)
  • Impact sur la capacité d’investissement : possibilité de lancer plus de projets innovation à budget constant grâce aux credits impot et subventions
  • Visibilité donnée aux parties prenantes : qualité du reporting à la direction, aux actionnaires ou au conseil d’administration sur l’usage des dispositifs de financement

En structurant cette mesure de bout en bout, le chief digital officer peut démontrer que le recours à un consultant en financement de l’innovation n’est pas un simple levier d’optimisation fiscale, mais un véritable accélérateur de strategie digitale, au service de la performance globale de l’entreprise.

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